Toute l’actualité sportive, présentée par Mario Langlois, à suivre sur le blogue du Commentateur sportif.

24/02/2012

Un dernier hommage au Kid

Comme c’étaient les funérailles de Gary Carter vendredi, j’ai décidé de lui rendre un dernier hommage à son image.

La cérémonie était célébrée en soirée à Palm Beach Garden, en Floride. L'ancien receveur des Expos de Montréal est décédé la semaine dernière à l'âge de 57 ans des suites d'un cancer au cerveau.

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22/02/2012

De la pitié pour les tricheurs

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Photo Ross D. Franklin/AP

Il y a quelque chose qui m’échappe avec toutes ces histoires de dopage.

Techniquement, si celui qui gagne a triché, c’est le second qui est le réel vainqueur, non?

Par exemple, si un coureur prend l’autobus pour compléter son 10 km, le second ne va pas dire Ah ben je ne veux pas du titre par défaut. Il va plutôt affirmer que l’honneur lui revient parce que l’autre est un sale tricheur.

C’est pourquoi j’ai beaucoup, beaucoup de difficulté à comprendre les réactions d’Andy Schleck et de Matt Kemp.

Kemp est le joueur de champ centre des Dodgers de Los Angeles qui a terminé deuxième au scrutin du joueur le plus utile de la Ligue nationale. Celui qui l’a devancé : Ryan Braun, des Brewers de Milwaukee.

Sauf que Braun s’est fait pincé à avoir pris une substance interdite qui vise à améliorer les performances, et il a été suspendu pour 50 matchs par le baseball majeur.

« J’aurais l’impression de gagner par défaut », a indiqué Kemp mardi lorsque les journalistes lui ont demandé si le titre devrait lui revenir advenant que Braun perde son appel.

Ça m’a fait sursauter. Vous savez combien de chances un joueur de baseball possède de remporter le titre de joueur le plus utile au cours de sa carrière? Si vous ne vous appelez pas Albert Pujols, vous n’avez même pas besoin de tous les doigts d’une main pour les compter.

Remarquez, il a peut-être dit ça pour éviter de se mettre Ryan Braun à dos. Peu importe s’il perd ou non son appel, l’Association des chroniqueurs de baseball d’Amérique (dont les membres votent pour le trophée) a déjà affirmé que le joueur des Brewers conserverait son titre.

Pourtant, Kemp n’a pas à rougir : moyenne de .324, 39 circuits, 126 points produits et 40 buts volés. Il méritait amplement cet honneur si la seule personne qui l’a devancé a triché. Il le méritait d’ailleurs nonobstant la saison de Braun.

Le cas d’Andy Schleck est encore plus bizarre.

Schleck a affirmé être « triste » pour Alberto Contador, le cycliste espagnol déchu de son titre de champion du Tour de France en 2010 par le Tribunal arbitral du sport pour avoir échoué un test antidopage.

« Il n’y a aucune raison d’être heureux maintenant, il a-t-il indiqué par communiqué il y a un peu plus de deux semaines. J’ai toujours cru en son innocence. Je me suis battu avec Contador dans cette course (en 2010) et j’ai perdu. Mon objectif est de gagner le Tour de France sportivement, d'être le meilleur sur le terrain, et non pas le gagner au tribunal. »

Remarquez ce mot : sportivement.

C’est tout de même assez paradoxal. Quelqu’un peut-il rappeler à Schleck qu’il a perdu par une mince marge de 8 secondes et que c’est probablement parce que sa chaîne a « débarqué » dans les Pyrénées qu’il a perdu (ça lui a pris 39 secondes pour repartir).

Je tiens à vous rappeler les paroles de M. Andy Schleck lui-même après ce problème mécanique et la perte du maillot jaune ce jour-là.

« Tout ce que je peux dire, c'est que, dans une situation comparable, je n'aurais pas essayé de profiter de la situation, avait-il lancé au sujet de Contador. Si j'avais perdu le maillot normalement, parce que j'étais mal, je l'aurais accepté sans problème. Mais le perdre comme ça, ça me met en colère. »

Ce changement d’opinion à 180 degrés me laisse immensément perplexe. Personnellement, je n’aurais aucune sympathie pour un tricheur. Je ne vois pas pourquoi quelqu’un qui m’a volé un exploit, un titre ou un championnat devrait le conserver et que je devrais me la fermer.

Vous pensez que des athlètes comme Patrick Roy ou Michael Jordan auraient pardonné au tricheur? Contador et Braun auraient passé un mauvais quart d’heure.

Visiblement, la fibre compétitive de Kemp et Schleck doit être plus mince qu’on le croit.

 

Charles Poulin.

17/02/2012

Le Canadien sera vendeur

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Photo Paul Chiasson/PC

La frénésie s’est emparée de la salle de rédaction sportive dans laquelle je me trouvais vers 14h30 vendredi.

Pierre Gauthier venait de bouger.

Il ne sera pas acheteur à la date limite des transactions dans 10 jours. Il est déjà vendeur.

Le directeur général du CH s’est départi du défenseur Hal Gill et d’un choix conditionnel de cinquième tour en 2013 aux Predators de Nashville en retour d’un choix de deuxième tour au repêchage de 2012, et des ailiers gauches Blake Geoffrion et Robert Slaney.

L’échange est assez simple. Les Predators acquièrent les services d’un défenseur d’expérience qui a déjà gagné la coupe Stanley. Certains diront que le gros Hal est désormais beaucoup trop lent, et que ça annule son expérience.

C’était peut-être le cas chez les Tricolore. Les sept défenseurs ayant le plus de rencontres à leur actif cette saison ont, collectivement, 123 matchs d’expérience en éliminatoires. Gill en a 105 à lui seul.

De plus, le désavantage numérique de Nashville est 25e dans la LNH. Gill les aidera dans cet aspect du jeu.

De l’autre côté, le Canadien obtient un haut choix de repêchage et deux projets.

Récolter tout ça pour un gars qui serait allé jouer ailleurs la saison prochaine, donc un joueur de location, c’est bien. C’est même excellent. Gauthier a reçu beaucoup plus qu’on aurait pu l’imaginer.

Honnêtement, vous ne trouverez pas grand-monde qui pense que le CH n’a pas gagné cet échange. Plusieurs espéraient un choix de troisième tour pour Gill. Imaginez un deuxième et deux joueurs en plus.

Évidemment, les partisans sont en droit de se questionner sur la valeur des deux jeunes obtenus. Geoffrion (oui oui, le petit-fils de Boom Boom) a 11 points en 42 matchs dans la LNH et 46 points en 64 affrontements dans la Ligue américaine. Le fait qu’il ait remporté en 2010 le trophée Hobey Baker, remis au meilleur joueur du hockey universitaire américain, laisse supposer qu’il possède un certain talent.

Difficile de dire si son succès le suivra chez les professionnels. Parions qu’il fera plus jaser sur les lignes ouvertes pour ses antécédents familiaux que pour ses prouesses avec le CH pour les prochaines semaines.

Quant à Slaney, il jouait dans la Ligue internationale. Après son séjour dans la LHJMQ, le Terre-neuvien n’a jamais été repêché.

Levez la main si ça vous rappelle David Desharnais.

Je ne pense pas que le Canadien vient de trouver un attaquant similaire à Desharnais. Et d’ailleurs, Pierre Gauthier n’avait pas du tout cela en tête lorsqu’il l’a acquis. S’il joue dans la LNH un jour, ça relèvera plus de la chance que du flair de Gauthier.

Une dernière chose.

Est-ce que Pierre Gauthier vient de lever le drapeau blanc sur la saison 2011-2012?

Certains diront que Gill n’était pas un rouage si important ces dernières semaines à Montréal. Ils n’ont pas tout à fait tort. Avec l’émergence de Raphael Diaz et d’Alexei Emelin, les qualités du gentil géant ne dépassaient plus tellement ses failles et son utilité à l’équipe.

Sauf que par les années passées, Gauthier n’aurait jamais laissé aller un vétéran s’il pensait que sa formation avait des chances de se rendre loin dans les séries.

Ma prédiction : attendez-vous à voir Travis Moen et Andrei Kostitsyn subir le même sort d’ici la date limite des transactions, le 27 février. Surtout si le directeur général du CH peut obtenir la même rançon que pour Gill.

 

Charles Poulin.

16/02/2012

Salut, le Kid!

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Photo Bernard Brault/PC

Triste journée pour les amateurs de baseball. Qu’ils soient anciens partisans des Expos ou qu’ils aiment simplement le sport.

Ironiquement, j’ai passé l’après-midi jeudi dans des centres commerciaux, et j’ai terminé les emplettes en m’achetant deux chandails des Expos, mon ancien club bien-aimé.

C’est lorsque je suis entré dans la voiture que j’ai appris la nouvelle, mes deux chandails sur la banquette arrière. La radio syntonisait TSN 990, et on y rendait hommage à Gary Carter.

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13/02/2012

Tout ça pour rien

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Photo Ryan Remiorz/PC

J’ai un collègue qui me disait lundi après-midi qu’il reste huit semaines à la saison de la LNH. Le Canadien accusait alors sept points de retard sur le huitième rang de l’Association de l’est.

« Un point par semaine, c’est très faisable », a-t-il soumis.

À première vue, lorsqu’il a affirmé ça, ça semblait effectivement très réalisable. Même facile. Nous nous sommes tous regardés comme s’il venait de nous révéler le mystère de la Caramilk.

« Ben oui, c’est vrai », qu’on s’est tous dit, désarmés par la simplicité du calcul.

Puis, le CH nous livre une rencontre comme celle de lundi soir qui nous rappelle pourquoi il est plus proche de la dernière position que de la première. Et que finalement, sept points, ce sera difficile à aller chercher, même avec 25 matchs à faire.

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12/02/2012

Vite, du baseball à Montréal!

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Photo Francis Vachon/PC

Je peux vous faire une confession?

C’est à peu près à ce temps-ci de l’année que je m’ennuie le plus du baseball. Ça fait huit ans que les Expos ont été volés à la ville de Montréal, mais à chaque mi-février, j’ai encore l’impression qu’ils sont là. Un peu comme un fantôme qui hante la maison.

À chaque année, le retour des Z’Amours me rappelait que le printemps n’était jamais bien loin. Leurs prédictions étaient de loin supérieures à toutes les marmottes de ce monde, qu’elles voient ou pas leur ombre.

Si je vous dis ça, c’est que les camps d’entraînement du baseball majeur ont pris leur envol dimanche lorsque les lanceurs et receveurs des Mariners de Seattle se sont présentés à Peoria, en Arizona, pour amorcer leur saison. Les autres équipes emboîteront le pas d’ici la semaine prochaine.

Malgré la rumeur lancée l’année dernière, je ne crois pas que nous assisterons au retour du baseball majeur. Impossible tant que la direction actuelle sera en place et que système à la base de son modèle économique ne subira pas une importante correction. Mais je ne vois pas pourquoi une formation comme les Yankees de New York décideraient, tout d’un coup, de faire comme les Giants de New York, dans la NFL, et de partager les milliards de ses contrats de télévision.

Cela dit, depuis 13 ans, les Capitales de Québec prouvent hors de tout doute raisonnable qu’il est possible d’avoir une bonne équipe de baseball, excitante, dans une ville québécoise et sans devoir réhypothéquer sa maison pour s’acheter un billet de saison.

Il n’y a pas eu beaucoup de nouvelles du comité exploratoire qui s’était réuni en mai dernier pour emmener une franchise de baseball indépendant à Montréal, probablement en collaboration avec la ligue Can-Am. Impossible de savoir quels sont les développements qui ont eu lieu de se côté. Rappelons qu’à cette rencontre, Marc Griffin, Éric Gagné et Mark Routtenberg, entre autres, envisageaient un premier match à Montréal d’ici 2013.

Une maquette pour un stade de 6000 places au coût de 50 M$ au centre-ville de Montréal à l’angle des rues Bridge et Mill, a été dévoilée en novembre. Si la première pelletée de terre est prévue pour avril, le silence des derniers mois est inquiétant.

Cela dit, il y a des développements ailleurs.

Trois-Rivières est passée bien près d’obtenir une franchise de la ligue Can-Am pour 2012. Le commissaire de la ligue, Miles Wolff, l’a même confirmé dans un communiqué émis à la mi-décembre. N’eut été du retrait de l’équipe de Broxton, Trois-Rivières aurait fait partie de la ligue.

Ce n’est pas Montréal, mais ça nous rapprocherait quand-même du baseball.

 

Charles Poulin.

11/02/2012

Belle séquence du CH

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Photo Nathan Denette/PC

Quatre gains de suite pour le Canadien. Dommage que ce ne soit pas arrivé plus tôt cette saison (Oui, je sais, ils en ont également gagné quatre à la fin d'octobre; je parle plutôt de leur manque de régularité).

Cela dit, c’est une bien belle victoire pour couronner la deuxième séquence du genre pour le Tricolore cette saison. Ça ne s’annonçait pas pour être un match palpitant ou explosif après une première période d’un ennui mortel.

Mais le feu d’artifice a démarré en deuxième période. Et, pour une fois, les buts étaient enlevants.

Le premier est entièrement le résultat du travail d’Erik Cole. Il s’est repris pour un deux contre un raté en première période avec une solide entrée de zone puis a coupé vers le filet et a décoché un lancer qui a battu James Reimer.

(Parlant de Cole, on disait de lui au début de la saison que le CH était allé chercher un marqueur de 25 buts. C’était son 20e samedi soir. J’ai l’impression que les partisans de l’équipe auront droit à un bonus de sa part cette saison. Une rareté pour un joueur du Canadien en 2011-2012).

Le but de Rene Bourque aussi était fort agréable. Un tir sur réception du cercle de mise en jeu à la gauche de Reimer sur une passe parfaite de Tomas Plekanec. Les mauvaises langues diront qu’il s’agit là d’un but à la… Michael Cammalleri.

Max Pacioretty a marqué en avantage numérique sur un retour de lancer de P.K. Subban. Le Tricolore, à ce moment, avait marqué trois fois sur seulement 14 lancers.

Signe que tout va bien pour le Canadien ces temps-ci, la formation montréalaise a brisé la séquence de 17 matchs des Maple Leafs sans donner de but en désavantage numérique. Pas mal pour le pire avantage numérique de la LNH!

Lars Eller a ensuite contourné un cône nommé Dion Phaneuf et servi une belle feinte à Reimer pour le quatrième but du CH.

Mathieu Darche a fermé les livres avec un filet en échappée, gracieuseté d’une autre passe parfaite de Plekanec.

Bien sûr, ça n’aurait pas été un match de 5-0 sans que l’entraîneur perdant envoie un de ses joueurs brasser la soupe en fin de troisième période. L’heureux élu était Mike Brown, qui cherchait P.K. Subban avec une minute à faire.

J’ai bien aimé la réaction de Subban. Brown essayait de s’en prendre à lui, et le défenseur du CH lui a ri en plein visage au lieu de mordre à l'hameçon. Brown, visiblement frustré, s’est retrouvé au banc des pénalités pour terminer la rencontre.

Pour une des rares fois cette saison, je dirais que le Canadien a fait un sans-faute.

 

Charles Poulin.

 

Le filet de Lars Eller:

 

08/02/2012

Vent de changement chez les Alouettes

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Photo Graham Hughes/PC

Décidemment, ce ne sont plus les Moineaux que nous avons appris à aimer.

Tout d’abord, ils se sont inclinés en demi-finale de division l’automne dernier. Les Québécois sont plutôt habitués à les voir se démener pour remporter la coupe Grey année après année.

Puis, depuis le début de l’hiver, des figures connues délaissent le navire. Ou, dans plusieurs cas, elles sont menées de force vers le tremplin pour sauter à l’eau.

On pense en premier à l’hécatombe du côté du personnel d’entraîneur. Les Alouettes ont perdu leurs deux coordonnateurs, soit Scott Milanovich à l’attaque et Tim Tibesar en défense. Milanovich a pris les rênes des Argos à Toronto, et Tibesar est parti s’occuper de la défense des Boilermakers de Purdue, dans la NCAA. Jonathan Himebauch, entraîneur de la ligne offensive depuis trois ans à Montréal, a plié bagage tout d’abord pour Toronto puis pour Wake Forest dans la NCAA.

Les joueurs ne sont pas en reste. Les Oiseaux ont libéré le retourneur de botté Tim Maypray en décembre. Puis, le receveur Kerry Watkins, une des cibles favorites d’Anthony Calvillo, a décidé de prendre sa retraite le 31 janvier.

Mercredi, c’était au tour du receveur Danny Desriveaux et de l’ailier défensif Anwar Stewart de se faire montrer la porte. Stewart, en particulier, ne l’a pas trouvé drôle. Il avait déjà indiqué au quotidien The Gazette il y a quelques jours que si pareille situation se présentait, il irait immédiatement cogner à la porte des Argos.

On peut ajouter à tout ce bardas la rumeur à la fin de l’année 2011 qui affirmait que le substitut de Calvillo, Adrian McPherson, voulait être échangé parce qu’il en avait ras-le-pompon de regarder les matchs du bout du banc.

Une chance qu’Anthony Calvillo revient l’an prochain!

Je ne dirai pas que les Alouettes font le grand ménage. Les joueurs qui sont partis n’ont pas connu une grande saison en 2011 sauf Stewart, qui avait dû composer pour la première fois de sa carrière avec un rôle de réserviste.

Mais à 36 ans, ses années de joueur étoile (sept fois de 2004 à 2009) sont derrière lui, même si il pourrait encore être utile aux Oiseaux. Ils ont des trous sur leur ligne défensive, comme en fait foi leur cinquième rang au chapitre des sacs en 2011 avec 36 (dont sept par Stewart).

Je qualifierais plus tous ces changements de « période de transition ». Les Alouettes ont déçu en 2011, et je ne crois pas que le directeur général Jim Popp ait l’intention que cela se reproduise cette année.

L’équipe montréalaise compte encore sur un des meilleurs quarts de la LCF, même s’il arrive au bout du rouleau. Gros atout : il peut lancer la balle à un quatuor de receveurs (Brian Bratton, Jamel Richardson, S.J. Green et Brandon London) qui n’a rien à envier au reste de la ligue.

Brandon Whitaker, lui, a bien pris le relais d’Avon Cobourne dans le champ-arrière.

Par contre, les lignes offensives et défensives sont à retoucher. Il est actuellemet impossible d’avoir une bonne idée de l’état de la tertiaire en raison des nombreuses blessures à long terme subies l’an dernier.

Le plus gros projet des Alouettes en 2012 sera au poste de retourneur de bottés. Ça fait pic-pic depuis deux ans au moins. Le successeur de Calvillo devra également se faire connaître plus tôt que tard.

On sait depuis longtemps que Jim Popp a du flair pour dénicher du talent. Mais il lui faudra en trouver plus qu’à l’habitude pour rester à flot en 2012.

 

Charles Poulin.

05/02/2012

Blogue en direct du Super Bowl

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Photo Marcio Jose Sanchez/AP

17h30 : Bienvenue sur ce blogue en direct du Super Bowl sur MSN.

Ce soir, je vous entretiendrai de football, de publicité, de télévision et de tout ce qui entoure le match ultime de la NFL.

Première prédiction : J’avais gagné mon tournoi de poker au cours du match de 2007 entre les Giants et les Patriots. Les Giants avaient alors été sacrés champions. Comme j’ai perdu ce soir (en finale, mais perdu quand même), je prédis une victoire des Patriots. Disons 31-28, même si le site Internet des Giants a affirmé cette semaine que les Newyorkais étaient déjà champions.

Revenez souvent au cours de la soirée, il y aura plusieurs ajouts. Ils seront toujours au bas de ce texte.

Première leçon stratégique de la soirée, toutefois : le quart de Packers de Green Bay, Aaron Rodgers, vient d’affirmer à NBC que les Giants vont « simuler » des blessures au cours de la rencontre pour contrer l’attaque no-huddle (sans caucus) des Patriots. Il parlait de « blessures fantômes » et disait que les Giants l’ont fait contre les Packers quand ils les ont éliminés il y a quatre semaines.

Ne vous gênez pas pour commenter!

***

18h27 : Rob Gronkowski sera de la rencontre.

Reste à savoir s’il pourra être efficace. Sa cheville gauche est enrubannée d’au moins six pouces d’épais de ruban.

Difficile de croire qu’il pourra courir à l’aise avec ce boulet au pied. Mais on parle ici de l’ailier rapproché qui a marqué le plus de touchés en une saison dans l’histoire de la NFL.

Même s’il n’est qu’à 50%, les Giants devront le respecter. Un secondeur devra le couvrir, ce qui va probablement dire un joueur de moins qui va pourchasser Tom Brady dans le champ-arrière.

***

18h37 : La défense des Pats est passée de celle des… Pats à celle des Steelers de Pittsburgh en environ trois jeux.

Les Giants avançaient plutôt facilement sur leur première poussée à l’attaque. Puis, les Pats les ont arrêtés net à leur ligne de 40. Deux sacs et une course plus tard, New York a dû dégager.

Première constatation : la Nouvelle-Angleterre a choisi son poison. Et ce sera la passe. Sur la course d’Ahmad Bradshaw sur le deuxième et 12, le demi de coin Kyle Arrington l’a plaqué derrière la ligne de mêlée.

Il supportait définitivement la course.

***

18h41 : Wow. Quelle erreur!

Tom Brady qui se fait pénaliser pour avoir s’être débarrasser du ballon illégalement dans la zone des buts. Aucun receveur dans les environs d’où le ballon a atterri.

Résultat : Deux points pour les Giants et les Pats doivent dégager. De leur ligne de 20.

Je me serait attendu à ça de la part de Tim Tebow. Pas à un quart qui sera bientôt au Temple de la renommée!

La défense des Pats est mauvaise et l’équipe ne peut se permettre de tirer de l’arrière pendant très longtemps.

***

18h55 : Et une autre erreur pour les Pats. Encore plus coûteuse.

La défense avait réussi à arracher le ballon des mains de Hakeem Nicks et à le récupérer.

Malheureusement, ils jouent dans la NFL, et pas la LCF. Il y avait 12 Patriots sur le terrain.

Pénalité, le ballon retourne aux Giants. Qui marquent un touché quelques jeux plus tard sur un attrapé (et quelques jongleries) de Victor Cruz.

« Voyons, ils sont donc ben poches ces gars-là! », lance Jean-François, un gars à notre party du Super Bowl qui ne connaît pas grand-chose à la NFL, en parlant de la défense des Pats sur le jeu.

Pour vous dire comment c’est évident.

***

19h05 : Réaction classique de sept gars à un party du Super Bowl…

« Ça les gars, ¸ça va être le film de l’été », lance Jay après que tous n’aient pas dit un mot pendant l’annonce du film Avengers, qui sortira en cinéma sous peu.

Les six autres hochent de la tête et approuvent.

« Il y a une erreur dans le film, ajoute Jay. Ils trouvent juste Capitaine America dans Avenger numéro 4. »

Autre réaction typiquement masculine…

***

19h16 : La ligne offensive des Giants a tout un début de match.

Les porteurs newyorkais ont une moyenne de 5,4 verges par portées jusqu’à présent. Et sur le troisième essai et 6 verges à franchir à la ligne de 35 des Giants, Eli Manning a eu au moins 6 ou 7 secondes pour décocher sa passe, un premier essai à Hakeem Nicks.

Il va falloir que la ligne défensive des Pats travaille un peu plus fort pour obtenir la victoire.

***

19h20 : Preuve que les publicitaires visent un public de plus en plus féminin : David Beckham en bobettes dans une pub du Super Bowl.

***

19h28 : Comment faire mal paraître des joueurs de football en une leçon : faire poser cinq gars d’une ligne à l’attaque sans épaulettes mais avec leurs culottes de match avec un petit sourire en coin. Comme NBC vient juste de le faire avec les Giants.

***

19h37: Pour ceux qui veulent voir les pubs du Super Bowl, celles qui passent ce soir à la télé américaine et celles qui ont été bannies:

- Super Bowl 2012: les pubs

http://sport.ca.msn.com/video

·   - Super Bowl: les pubs bannies

http://video.fr.ca.msn.com/browse/sports/superbowlbannies

***

19h44: Commentaire d'une lectrice:

Geneviève a dit : C'est moi ou cette "game" se joue vite?

Effectivement, 1h15 pour jouer une demie, c'est rapide.

Il n'y a presque pas eu de pénalités, seulement un temps d'arrêt pour un blessé et, surtout, Tom Brady et Eli Manning ont complété 26 de leur 33 passes, ce qui empêche le cadran d'arrêter.

***

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Photo Charlie Riedel/AP

19h51: Les Giants ont dominé la première demie, mais ça ne les empêchera pas d'amorcer la deuxième moitié de la rencontre avec un léger retard d'un point.

Les Pats ont converti une poussée de 96 verges en 14 jeux pour prendre les devants 10-9 avec 8 secondes à faire avant la « pause Madonna ».

Les Giants ont fait exactement ce qu'il ne fallait pas faire. Ils ont joué pour ne pas accorder de gros jeux et n'ont pas été agressifs. Mais pendant ce temps, Tom Brady a pris ce que New York lui donnait à coup de 10, 11 ou 12 verges.

Mauvaise stratégie à adopter lorsqu'on affronte un des meilleurs quarts de l'histoire de la NFL. N'oublions pas que Brady a trois bagues du Super Bowl à son actif.

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Photo Charlie Riedel/AP

20h14 : Je n’ai jamais été très friand de spectacle de la mi-temps au Super Bowl. Mais j’ai tout de même apprécié celui de Madonna. Elle a une superbe présence sur scène.

En tant que journaliste sportif, je vais réserver ma critique au niveau technique et artistique pour éviter de dire des âneries. Mais la réaction générale chez les gars ici : Bon show. (Même qu’un a dit avoir plus apprécier que le spectacle des Rolling Stones, il y a quelques années).

Quand les boyz du party ont vu LMFAO, ils se sont tous demandés si on allait les voir en petit speedo au milieu du Lucas Oil Stadium. Malheureusement pour vous mesdames, ils se sont retenus. Grosse déception aussi lorsqu’ils sont disparus sans entonner I’m Sexy And I Know It.

***

20h29 : Tom Brady est en marche.

La plus grande qualité d’un quart, selon moi, est de se retrousser les manches après une grosse erreur et de la surmonter.

Tom Brady est en train de faire exactement ça.

La défense des Giants ne lui a rien donné dans les 12 premières minutes du match. Depuis, il dissèque la défense avec précision, comme on l’a vu sur le touché d’Aaron Hernandez.

Il va falloir que New York renverse la vapeur rapidement.

***

20h36: Réaction générale sur le plaqué du demi de sûreté Patrick Chung aux dépends de Hakeem Nicks: Ooooooooooooh!

20h38: Réaction identique lorsque le ballon a touché le poteau sur le placement de 38 verges de Lawrence Tynes.

***

20h44 : Je déteste le CRTC pour ce qui suit.

Tout le monde regarde une reprise de la blessure subie par Jason Pierre-Paul, des Giants, à NBC. Les images sont reprises par CTV.

En plein milieu de la reprise, CTV coupe et passe à une publicité.

BRA-VO.

Puis ils reviennent en retard après la pause.

RE-BRA-VO.

***

21h00 : Contrairement à ce qu’on aurait pu penser avant le début de la rencontre, ce sont les Patriots qui appliquent le plus de pression sur le quart adverse.

Ils ont trois sacs du quart et ont frappé Eli Manning six fois. Les Giants ont un sac et ont atteint Tom Brady quatre fois.

C’est d’ailleurs grandement pour cette raison que la Nouvelle-Angleterre conserve une mince avance avec un seul quart à jouer.

Les deux défenses sont presque égales pour le nombre de verges allouées : 259 pour les Pats, 265 pour les Giants.

***

21h03 : Autre réaction typiquement masculine…

« Heille, faut que j’aille voir ça! », lance Éric après avoir vu l’annonce sur le film Goon.

« Le 24 février, c’est un vendredi ça, hein? », ajoute-t-il, visiblement très excité.

***

21h05 : Brady a essayé de faire un Eli Manning de lui-même.

On se souviendra de l’attrapé avec le casque de David Tyree, en 2008. Brady, sous pression a tenté la même chose avec Rob Gronkowski en lançant de toutes ses forces à l’autre bout du terrain.

Gronkowski était couvert… par un secondeur, Chase Blackburn, qui pèse 247 lb. Dans un geste miraculeux, Blackburn a sauté plus haut que Gronkowski, un ancien joueur de basketball.

Résultat : interception, ballon aux Giants.

***

21h23 : Les arbitres en ont manqué une belle sur la dernière poussée des Giants.

Sterling Moore était clairement en position d’interférence sur Mario Manningham sur le jeu de troisième essai.

Les arbitres n’ont pas appelé la pénalité, qui aurait pu changer le cours du match.

***

21h33 : Gros arrêt de la défense des Giants.

Maintenant, il leur reste environ 3:30 pour parcourir 90 verges.

Le match se joue là.

***

21h45 : Mauvaise décision de Bradshaw.

S’il se couchait à la ligne de un, les Giants auraient pu écouler le temps qu’il restait au cadran.

Maintenant, Tom Brady a 57 secondes et un temps d’arrêt pour aller marquer.

On va voir si ça reviendra hanter les Giants.

21h53: À quelques pouces de la victoire. Les Pats ont presque réussi à attraper la passe de désespoir de Tom Brady dans la zone des buts.

Malheureusement pour eux, ils se font battre une deuxième fois en quatre ans par les Giants au Super Bowl.

***

21h55 : C’est l’unanimité. L’attrapé de Mario Manningham pour 16 verges avec moins de quatre minutes à faire à la rencontre est LE jeu du match.

Dans un championnat disputé aussi chaudement, ça ne prend pas grand-chose pour changer une rencontre. Et Mannigham est passé à un poil près d’être hors-touche sur son attrapé.

Il était tellement proche que Bill Belichick a cru bon de revoir le jeu à la reprise vidéo. Mais les arbitres ont confirmé leur premier jugement.

Ce jeu plaçait les Giants en position pour tenter un placement qui leur donnait la victoire.

***

22h08 : Une dernière pour la route.

Le pointage du match a été beaucoup moins élevé que prévu. Le crédit revient aux deux défenses, mais surtout à celle des Patriots qui a connu une soirée de loin supérieure aux attentes que leur conférait leur 30e rang en saison régulière.

Malgré le fait qu’ils aient accordé 396 verges au total, ils ont réussi à contenir les Giants à seulement deux touchés, dont un avec moins d’une minute à faire.

L’autre chose à retenir : le touché de sûreté concédé par Tom Brady en début de match sur une pénalité.

Si Brady ne donne pas ces deux points aux Giants sur un plateau d’argent, la marque est de 19-17 avec 57 secondes à jouer. Ça n’aurait pris qu’un placement aux Pats pour gagner.

C’est un monde de différence dans une stratégie pendant une dernière poussée quand il faut traverser 80 verges pour gagner et 45 ou 50 verges pour l’emporter.

Autre chose à considérer : Est-ce, maintenant qu’Eli Manning a remporté deux Super Bowl, sa place est assurée à Canton, au Temple de la renommée du football?

Est-ce que l’entraîneur Tom Coughlin, lui aussi avec deux titres, a sa place?

Sur ce, merci à vous tous d’avoir suivi cet excellent match avec moi ce soir.

Charles Poulin.

 

04/02/2012

Desharnais frustré... avec raison

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Photo Paul Chiasson/PC

Ça aura pris 52 matchs avant que, finalement, un joueur du Canadien admette sa frustration.

Habituellement, on entend plutôt « Je crois qu’on méritait un meilleur sort » (dixit Randy Cunneyworth) ou encore « Il nous faut trouver une façon d'accomplir ce qui nous permet de connaître du succès » (dixit Max Pacioretty). Pas que ce soit nécessairement faux, mais ça manque de passion.

Samedi après-midi, à la suite d’une autre défaite où le CH avait l’air sans vie, celle-ci de 3-0 face aux Capitals de Washington, David Desharnais n’est pas passé par quatre chemins pour exprimer sa frustration.

« Je ne pense pas qu'il y ait d'explication, a déclaré le centre numéro un de l’équipe après la rencontre. C'est tout le temps les mêmes (mot d’église) d'erreurs. On n'apprend pas. Après 1-0 ou 2-0, on dirait qu'on se décourage. »

Ça a le mérite d’être clair.

Si Desharnais, qui n’a pas l’habitude de ventiler devant les journalistes, se laisse aller sans filtre devant micros et caméras, c’est qu’il en a réellement ras-le-bol. Il souffre, en bon Québécois, d’ « écoeurantite aigüe ».

Et il a entièrement raison. Le Canadien est 18e sur 30 formations dans la LNH lorsqu’il accorde le premier filet de la rencontre. Il ne gagne alors que 30,8% du temps. Même pas un match sur trois.

De l’autre côté, il est le pire de la ligue lorsqu’il prend les devants, avec un pourcentage de gain de 0,423. Les Blue Jackets de Columbus sont la seule autre équipe sous la barre des .500 (.435) dans la LNH.

Bien honnêtement, je trouve ça dommage pour Desharnais, qui est un des joueurs les plus productifs du Tricolore avec 36 points (troisième chez le CH) et un différentiel de +10 (premier ex-aequo avec Josh Gorges).

Mais le Canadien ne trouvera pas de solution d’ici la fin de l’année. La date limite des transactions est le 27 février, donc dans trois semaines. Pierre Gauthier sera, d’ici là, vendeur et non pas acheteur. Et ce ne seront pas les pires joueurs de l’équipe qui feront saliver les directeurs généraux adverses.

De plus, tant que les joueurs auront dans la tête qu’ils peuvent encore faire les séries, ils continueront à se mettre de la pression indue sur les épaules. Lorsqu’ils seront au seuil de l’élimination, regardez-les bien aller. J’ai l’impression qu’une fois les attentes d’une participation aux séries disparues, plusieurs seront beaucoup plus relax sur la patinoire. Et plus productifs.

***

Dans un autre ordre d’idées, je bloguerai tout au long du match du Super Bowl, dimanche. Je serai en ligne dès 17h30 et jusqu’à la fin du match.

Bon party et bon match du Super Bowl à tous et à toutes!

 

Charles Poulin

 

 

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Notre Équipe

Charles PoulinCharles Poulin possède une douzaine d’années d’expérience dans la presse écrite sportive et sur le web (La Presse, le Journal de Montréal, Rue Frontenac). Il a eu l’occasion de couvrir le Canadien, les Alouettes, l’Impact et même les défunts Expos. Il a également suivi le sport universitaire québécois, les Mondiaux aquatiques de Montréal et le sport olympique. Sa polyvalence lui permet d’attaquer n’importe quel sujet sportif et de l’analyser en profondeur.


Mario LangloisMario Langlois est bien connu et très apprécié du public québécois, particulièrement des amateurs de sport et de nos athlètes. À travers toutes les émissions de radio et de télévision qu'il a animées au fil des ans, il est devenu un des intervenants les plus crédibles du milieu. Sa compréhension des différents enjeux liés au sport amateur et professionnel et son expérience font de lui un observateur de premier plan de la scène sportive nationale et internationale.